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Le 9 juin 2026, le conseil municipal de Terrasse-Vaudreuil, petite ville du Québec de 2 000 habitants, a adopté à l’unanimité une résolution reconnaissant les droits fondamentaux de l’arbre. C’est la première municipalité au monde à signer la Déclaration universelle des droits de l’arbre.

Le geste est symbolique, et aussi concret : cette décision contraint désormais les autorités municipales à tenir compte de l’impact sur les arbres au moment de l’adoption d’un règlement ou d’une prise de décision.

Ce que dit la Déclaration

La Déclaration repose sur trois principes :

  1. l’arbre est un être vivant sensible et un bien commun de l’humanité ;
  2. de son existence dépend la vie sur la planète ;
  3. l’être humain doit agir envers l’arbre dans un esprit de fraternité et de solidarité.

Rédigée en France par Ricardo Rey et portée par La Compagnie des Papillons Bleus depuis 2018, elle réunit aujourd’hui plus de 87 000 signatures à l’échelle mondiale. En France, 82 communes l’avaient signée en avril 2026.

Ce texte s’inscrit par ailleurs dans un mouvement juridique plus large. Des juridictions de Nouvelle-Zélande, de Colombie ou du Québec ont déjà accordé une personnalité juridique à des rivières et à d’autres espaces naturels. La Déclaration pousse la logique un cran plus loin : un seul arbre, pas un écosystème entier, peut être reconnu comme sujet de droits.

Pourquoi cela nous concerne

La Forêt Sanctuaire® part d’une conviction forte : un arbre n’est pas un support, un mobilier urbain ou un poste budgétaire, mais bien un être vivant qui mérite d’être protégé. C’est pourquoi le modèle Forêt Sanctuaire® propose aux communes de transformer des espaces forestiers en zones durablement protégées, en y ancrant un nouveau rapport au vivant et à la mémoire.

Les arbres de sépulture des Forêts Sanctuaires de Muttersholtz, Schiltigheim ou Sommerau ne sont pas simplement plantés pour l’occasion. Ils existaient avant nous, et ils existeront après. La Déclaration universelle des droits de l’arbre met des mots juridiques sur ce que les familles qui choisissent ce mode de sépulture ressentent souvent sans les formuler : on ne finance pas un arbre – on lui confie quelque chose de précieux.