Le mardi 15 septembre 2026, la conférence de Rosheim a réuni des élus et des représentantes de la Trame verte et bleue et de la LPO pour échanger autour du concept de Forêt Sanctuaire.
Étaient également présents le maire de Rosheim, Francis Bachelet, l’adjointe au maire, Hélène Bondeux, et des représentants de la commune. Le maire de Mollkirch, Mario Troestler, était aussi là : sa commune envisage un projet de Forêt Sanctuaire sur un ancien verger.
Objectifs de la Trame verte et bleue
La Trame verte et bleue est une politique nationale lancée lors du Grenelle de l’environnement en 2007 et inscrite dans la loi depuis 2009 et 2010. Elle vise à connecter forêts, haies, cours d’eau et autres milieux naturels afin de permettre à la faune et la flore de circuler d’un espace à l’autre en toute sécurité. Parmi ses objectifs : diminuer la fragmentation des habitats naturels, préserver et relier par des corridors écologiques les espaces importants pour la biodiversité, et tenir compte du déplacement des espèces avec le changement climatique.
En Grand Est, une cartographie régionale, annexée au schéma régional d’aménagement depuis le 16 mars 2026, aide les collectivités à intégrer ces continuités dans leurs projets.
La Forêt Sanctuaire : un nouveau maillon de la chaîne
Une Forêt Sanctuaire est un espace forestier sanctuarisé et laissé en libre évolution. Elle peut s’intégrer à un écosystème forestier existant ou être créée sur un nouveau site, et elle contribue à lutter contre l’artificialisation des sols, en limitant les besoins d’extension des cimetières traditionnels ou reboisant des parcelles auparavant exploitées ou en friche.
La protection offerte par l’inhumation d’urnes cinéraire peut jouer un rôle important dans le développement de la Trame verte et bleue, en contribuant à relier des espaces naturels entre eux, et sanctuarisant ce réseau pour le long terme.
C’est précisément la piste évoquée par le groupe à Rosheim : relier chaque forêt sanctuaire à son environnement, par des haies et d’autres milieux naturels, pour que la faune et la flore puissent y circuler. Les échanges entre participants ont porté sur une possibilité de partenariat, notamment pour la création de futures Forêts Sanctuaires, afin de renforcer encore leur apport à la biodiversité.
Un projet de partenariat à suivre dans les prochains mois.


